Vaincre les infections urinaires

Qui a déjà eu des infections urinaires sait de quoi je parle… Une envie pressante d’aller aux toilettes pour seulement deux gouttes et une sensation de brûlure très douloureuse à la miction, de nombreux réveils nocturnes, l’obligation de rester proche des toilettes face à l’impossibilité de se retenir. Lorsqu’elles sont à répétition, c’est ensuite le mental qui rentre en jeu. Peurs, angoisses et déprime arrivent avec elles. Aujourd’hui je souhaite partager mon expérience et les bonnes habitudes qui m’ont permis de vaincre ces infections.

J’ai eu des infections urinaires dès l’âge de 14 ans et j’ai été gâtée avec une pyélonéphrite dès la deuxième infection urinaire, j’étais ravie. Cela arrive lorsque l’on ne traite pas l’infection et qu’elle remonte jusqu’aux reins… je vous passe les détails 😉 J’ai eu des périodes sans, des périodes avec.

Pour les soigner j’étais sous antibiotiques, je n’imagine pas la quantité que j’ai dû en prendre. Je me posais pas tant de questions sur le pourquoi du comment jusqu’à ce que les répétitions deviennent de plus en plus fréquentes et impactaient vraiment mon moral et mon bien-être. Malheureusement, à part des prescriptions, je n’avais aucune explication quant à la cause de cette pathologie, à leur prévention et surtout aucune écoute. On m’a prescrit un médicament à prendre tous les jours… C’est là que j’ai compris que ça allait trop loin.

Désormais, je n’ai plus d’infections urinaires A MON PLUS GRAND BONHEUR. Au final, cela s’est fait naturellement quand j’ai appliqué petit à petit les conseils d’hygiène de vie que j’apprenais à l’école de naturopathie. Elles ont disparu simplement en changeant mes habitudes alimentaires et mes habitudes de vie. Dingue non ?

L’infection urinaire et ses causes

Avant toute chose, il me semble important de savoir dans quels cas une infection arrive et pourquoi. Tout d’abord les femmes sont les plus touchées. Premièrement car elles ont un urètre plus court que les hommes et les bactéries remontent donc plus facilement vers la vessie. Deuxièmement car leur orifice anal est très proche de l’urètre et est donc source de contamination par des bactéries intestinales. Elles peuvent être la conséquence :

  • D’une infection par la bactérie Escherichia Coli dans 80% des cas
  • De la flore vaginale qui reste trop longtemps à un pH plus élevé que d’habitude. En fait, la flore a un pH plus basique pendant les rapports sexuels pour laisser les spermatozoïdes entrer. Cependant elle revient à son pH très acide plus ou moins rapidement. Cela peut prendre plus de temps lorsque ça fait longtemps que vous n’avez pas eu de rapport et qu’elle n’est plus habituée à cette mécanique !
  • D’une vidange incomplète due à une vessie paresseuse, une grossesse, une hypertrophie de la prostate
  • D’une sous hydratation
  • D’une mauvaise hygiène intime
  • D’un diabète, car le sucre favorise l’expansion de germes pathogènes
  • Plus rarement, la conséquence d’une radiothérapie ou d’une surcharge médicamenteuse qui freine le renouvellement des cellules qui protègent les parois de la vessie.

La guérison par l’alimentation

L’infection urinaire, aussi dite cystite, est une inflammation de la vessie. Et toute inflammation chronique indique un terrain acidifié ; un terrain qui reçoit plus d’éléments acides que d’éléments alcalins. Qu’est-ce que j’ai fait concrètement ?

J’ai réduit ma consommation d’aliments acidifiants tels que :
  • Les produits animaux notamment la viande et les produits laitiers
  • Le sucre en général : les bactéries adorent le sucre !
  • Les aliments industriels (gâteaux, céréales, biscottes, brioche, yaourts)
  • L’alcool
J’ai augmenté ma consommation d’aliments alcalinisants:
  • Les fruits et les légumes
  • L’eau
  • Les bonne huiles, vierge et extraite à froid, notamment l’huile de colza riche en omégas 3 anti- inflammatoire. J’en consomme quasiment tous les jours.

Voici ce qui m’a permis de réguler mon terrain. Plus généralement, comme l’alimentation est propre à chacun, sachez qu’il faut aussi limiter en fonction de votre consommation :

  • Les excitants : le thé, le café, le chocolat, les épices piquantes
  • Le tabac
  • Le sucre blanc

Voici un tableau qui peut vous aider à vous repérer entre les aliments acidifiants et les aliments alcalinisant, sachant que les aliments acides ne sont pas forcément acidifiants. Le citron par exemple a un pouvoir alcalinisant, et encore, il peut être acidifiant chez les tempéraments nerveux.

A savoir qu’il ne s’agit pas de manger que des aliments alcalinisants car le corps a également besoin d’aliments acidifiants mais plutôt de rétablir l’équilibre acide/base.

Habitudes et hygiène de vie

En plus de ces habitudes alimentaires, je vous conseille de :

  • Boire au moins 1,5 L d’EAU par jour et bien plus pendant l’infection urinaire
  • Uriner quand l’envie s’en fait ressentir et ne pas attendre
  • Uriner systématiquement après un rapport
  • Ne pas porter des vêtements trop serrés
  • S’essuyer du haut vers le bas et non l’inverse !
  • Opter pour des sous-vêtements en coton
  • Changer régulièrement vos tampons et serviettes hygiéniques pendant vos règles
  • Que votre compagnon se lave les mains avant un rapport
  • Si vous utilisez le diaphragme comme contraception : le gel contraceptif peut être la cause des infections
  • Eviter la constipation avec un régime alimentaire adapté riche en fibres (fruits, légumes) et en eau (1,5l à 2l par jour). En effet, la constipation va créer des toxines et rendre la paroi du rectum poreuse. Les toxines vont pouvoir cheminer vers les organes voisins comme la vessie et le vagin.
  • Eviter les antibiotiques, anti-inflammatoires, destructeurs de votre écosystème

Les remèdes d’urgence

L’application de ces conseils devrait beaucoup impacter sur l’apparition des infections urinaires. Cependant, si elle devait revenir… voici le remède d’urgence qui marche à tous les coups pour ma part : l’extrait de pépins de pamplemousse, puissant anti-infectieux. Dès l’apparition des premiers symptômes, je verse une cuillère à café dans 75 cl d’eau. Ce n’est certes pas très bon, assez amer, mais ça fonctionne tellement bien ! Vous pouvez le trouver en magasin bio ou en pharmacie.

Je n’utilise rien d’autre car ce produit a fait ses preuves mais si il ne vous convient pas ou ne fonctionne pas sur vous vous pouvez essayer :

  • Le jus d’extrait PUR de canneberge, et non pas les jus sucrés que l’on trouve au supermarché !
  • La prêle: en tisane 2gr/150 ml 3 fois par jour
  • Les huiles essentielles: Appliquer deux gouttes d’HE de Santal Blanc diluées dans une huile végétale (d’amande par exemple), 3 à 5 fois par jour pendant 5 jours. En plus, avalez 1 goutte d’HE de sarriette des montagnes sur un comprimé neutre. Laissez fondre en bouche 4 fois par jour pendant 5 jours.

Rééquilibrer sa flore intestinale et vaginale

Ces infections à répétition peuvent être la conséquence et la cause d’une flore vaginale ET intestinale déséquilibrée ainsi que d’un intestin poreux.

Nos intestins abrite un microbiote ; une armée considérable de bactéries. Elles vivent en symbiose et nous permettent de synthétiser des vitamines, de digérer, de nous défendre contre des éléments pathogènes, d’assurer la maturation du système immunitaire… bref, elles nous sont indispensables !

Cependant, un état de déséquilibre de la flore, que l’on appelle dysbiose, est vite arrivé. « Dys » pour malformation et « bios » pour vie. Mauvaise alimentation, stress, médicaments en excès, acidose, insuffisance enzymatiques… peuvent causer une dysbiose. Une fois la flore déséquilibrée, c’est la porte ouverte à de nombreux troubles notamment les diarrhées, les constipations, le syndrome du côlon irritable, les lourdeurs gastriques et… les cystites et les infections vaginales ! En effet, comme les deux microbiotes (intestinal et vaginal) sont liés, une bactérie du microbiote intestinal peut vite migrer vers le microbiote vaginal.

Si vous êtes sujettes aux cystites à répétition, il est très probable que votre flore soit déséquilibrée.

Afin de rééquilibrer la flore, il est préconisé de prendre des prébiotiques et des probiotiques :

  • Les probiotiques sont des ferments naturels qui vont apporter des souches bactériennes au microbiote. Ils vont aider le développement de bonnes bactéries.
  • Les prébiotiques sont des fibres solubles qui nourrissent les bactéries

Arlette Simonon, dans son livre Confort féminin préconise :

  • pour la flore vaginale :  le LactoGyn Crispatus : 2 gélules pendant 2 semaines le soir au coucher, par voie vaginale. Puis, une seule gélule pendant 2 semaine. 1 mois au total
  • pour la flore intestinale : Lactipro INTELICAPS : une gélule le matin avec un peu d’eau pendant 3 mois.
  • pour celles souffrant de constipation : le symbiotique Laxibio INTELICAPS

CONCLUSION : 

Il faudra agir sur la cause de vos infections pour en finir avec elles et voici les principales pistes à explorer : l’alimentation, l’hygiène intime et l’état de votre flore. Retrouver l’équilibre sur ces points là et vous verrez surement vos infections disparaître. 🙂

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